La presse papier n'a pas encore dit son dernier mot
Dans le dernier hebdomadaire Le Vif de décembre, une page de publicité était consacrée à Facebook. Depuis le coup d'arrêt du marché publicitaire au début de la crise sanitaire, celui-ci commençait à reprendre doucement des couleurs fin de l'été. Mais la deuxième vague de coronavirus a de nouveau déstabiliser le marché publicitaire, parallèlement à une transition digitale plus véloce que jamais. " Même si la presse papier perd du terrain, l'irruption d'internet n'a pas conduit à sa disparition comme certains le prédisaient ", fait remarquer Olivier Standaert, chargé de cours à l'École de journalisme de l'UCLouvain, dans les pages du Vif. " Toutes les crises provoquent une remontée d'intérêt pour la presse (...) Les médias de qualité restent des phares ", analyse-t-il. Selon Zenith, l'agence de Publicis Media spécialisée dans le ROI, la publicité en ligne a atteint 52% des dépenses publicitaires globales en 2021. La grande partie des dépenses publicitaires sur Internet provient de petites entreprises locales qui misent la totalité de leur budget sur Google et Facebook. A contrario, les grands groupes préfèrent continuer d'investir dans la publicité sur les médias traditionnels tout en accordant une part du budget à la publicité en ligne. " Les catégories qui ont le plus progressé dans l'utilisation des canaux numériques modernes sont la technologie, les médias, la finance et les services professionnels. Et même à l'intérieur de celles-ci, les marques s'appuient toujours sur les médias traditionnels pour créer une large notoriété de masse et renforcer les valeurs de la marque ", déclare Matt James, président de l'agence Zenith.