Rôle crucial pour une banderoleuse de palettes à étiquetage intégré
Traçabilité des données, capacité maxi. de 42 palettes par heure et possibilité de filmer alternativement des palettes de différents formats : ainsi se caractérise la banderoleuse de palettes entièrement automatique à étiquetage intégré qui joue un rôle crucial dans le processus d'emballage tertiaire de Continental Foods, à Puurs. Le datatracking fait converger toutes les données nécessaires vers l'application d'étiquetage intégrée. Le programme de filmage est lui aussi sélectionné automatiquement en fonction du type de palette, parmi les 18 pouvant être encodés préalablement dans le système.
Énorme diversité
Continental Foods doit gérer un grand nombre de types de palettes différents. En cause, l'énorme diversité d'emballages consommateurs et de suremballages, qui découle directement de l'étendue de son portefeuille de produits (lire l'encadré). Le fabricant de Puurs doit également faire la distinction entre les produits humides, comme les sauces, et les secs, commercialisés sous forme de poudres. " Nous employons aussi toutes sortes d'emballages, tels que des bouteilles en plastique, des cartonnages, des pots de verre, des sachets souples, etc. ", explique Robert De Bont, Packaging Manager de Continental Foods. " La seule forme de conditionnement que nous n'avons pas est le Tetrapak. " Ces divers produits sont eux aussi conditionnés dans des suremballages différents : plateaux, boîtes ouvertes ou caisses américaines. Les seaux destinés aux gros utilisateurs sont directement chargés sur palette. Les palettes qui arrivent sur la ligne de banderolage sont entourées d'un film étirable. Avec un cordon au bas pour consolider. "

Phase d'essai étendue
Comme l'ensemble du transport de palettes passe désormais par une seule et même ligne, Continental Foods a pris le temps en 2017/2018 (6 mois) de l'organiser de manière phasée. On a commencé par les palettes des départements qui fabriquent des produits à rotation lente, avec un rythme de 10 palettes/h pour débuter. La synchronisation de la banderoleuse avec l'étiquetage intégré fut un processus complexe aux multiples facettes. Ainsi, les données relatives aux palettes à banderoler sous film étirable sont automatiquement envoyées au système supérieur, lequel a aussi été nouvellement installé. Ce système veille ensuite à ce que les données soient envoyées au bon moment et dans l'ordre du transport à l'étiqueteuse de palettes. " Les palettes refusées, par exemple parce que la palettée déborde trop pour permettre un rangement dans un magasin automatisé, sont mises de côté ", explique De Bont.

Logiciel track&trace
Du point de vue logiciel, Getra s'est uniquement occupée de la traçabilité via la ligne de palettisation. Ce système assure la tenue à jour de toutes les données nécessaires relatives à une palette spécifique. Une étiquette d'expédition correcte est ainsi apposée par l'étiqueteuse de palettes Videojet, également fournie par Getra. Un système de caméra auxiliaire vérifie une fois encore si la bonne étiquette a été appliquée sur la palette - notamment après un redémarrage.
Continental Foods a pris elle-même en charge la facilitation de la communication de données avec la couche susjacente, ainsi que la connexion avec le logiciel de Getra, en collaboration avec un fournisseur spécialisé.
Moins de perturbations
La banderoleuse de palettes intégrée est venue remplacer un modèle plus ancien déjà acquis chez Getra. " Comme plusieurs lignes de fabrication sont à présent raccordées à la nouvelle installation de banderolage, des économies de main-d'oeuvre peuvent être réalisées en production car une partie des palettes ne doivent plus être filmées à ce niveau ", poursuit De Bont, satisfait. " Nous avons aussi moins de pannes, donc moins d'arrêts de ligne, et partant, moins d'interventions techniques. "
L'occupation de la ligne de banderolage est déterminée par le volume de production. En règle générale, on travaille cinq jours sur la semaine chez Continental Foods.
Tout sur la même ligne
L'ensemble de la production de Continental Foods passe par la ligne de banderolage de Getra pour se retrouver dans l'entrepôt automatisé contigu du sous-traitant logistique. De Bont insiste sur le rôle crucial de l'installation : " Tout ce qui sort de notre usine passe par cette ligne. Pour une application aussi capitale, rien n'a évidemment été laissé au hasard. C'est pourquoi nous avons à l'époque opté pour Getra, l'une des rares entreprises spécialisées aussi bien dans les lignes de filmage automatiques que dans l'étiquetage de palettes. Nous collaborons d'ailleurs déjà depuis plusieurs décennies avec Getra pour de nombreux projets de codage et d'emballage au sein de notre usine. "

L'installation est équipée de deux étiqueteuses de palettes, afin que la continuité de la production soit garantie à tout moment. Si le rouleau d'étiquettes doit être changé sur l'une, l'autre prend automatiquement le relais. La banderoleuse dispose en outre d'un système de préétirement à commande électronique, actionné par deux moteurs. Des palettes de différentes dimensions peuvent être convoyées indistinctement. Elles sont acheminées par un véhicule autoguidé (AGV). Celles qui sont trop basses ne sont ni filmées ni étiquetées ; une étiquette est simplement imprimée pour être collée à la main.
1 000 salariés
Continental Foods, à Puurs, est un fabricant de soupes, de sauces pour préparations froides et chaudes, de bouillons, de fonds et de vinaigres. Ses produits sont commercialisés sous de nombreuses marques connues, que beaucoup de Belges utilisent au quotidien, dont Devos Lemmens, Liebig, Royco, Oxo, Imperial, La Main Bleue, V8 ou Lacroix. Continental compte plus de 1 000 salariés en Europe, répartis sur 4 sites de production (2 en France, 1 en Allemagne et 1 en Belgique). Le site de production belge emploie 240 personnes. L'histoire de Continental Foods en Belgique remonte à 1760, année de la construction d'une vinaigrerie à la marque La Main Bleue. En 1886, Monsieur et Madame Devos-Lemmens ont produit les premiers pickles éponymes, une marque qui fait toujours l'objet de spots publicitaires ludiques à la radio, 132 ans plus tard.

